6 mai 2012
Cinq ans déjà! et pour la première fois l'absence d'une rencontre autour de la stèle à Mont de Marsan. Mais l'éloignement ne signifie pas l'oubli.
Que nos pensées, au-delà de l'espace qui nous sépare, se rejoignent affectueusement dans un souvenir commun en ce jour de profonde tristesse.
Je vous embrasse fraternellement.
Changement
Un nouveau blog sans publicité remplace désormais celui-ci, qui restera actif le temps de transférer tous les billets.
On y accède soit directement par la page d'accueil, soit par son lien ICI
Addenda : ayant délaissé ce blog depuis quelque temps, je m'aperçois que le lien ci-dessus ne fonctionne pas toujours correctement. Sans que je puisse me l'expliquer puisque je ne parviens pas plus à me connecter sur l'administration du blog. Dans l'attente d'une autre solution, je laisse ce blog ouvert.
Le problème semble résolu.
Adieu Mont de Marsan
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Fermeture du TAP
Le Tribunal aux Armées de Paris, seul compétent pour juger des affaires militaires survenues à l'étranger, fermera définitivement ses portes au 1er janvier 2012. Les dossiers en cours rejoindront le TGI de Paris où, pour l'heure, rien n'a été prévu pour les accueillir.
Selon toute vraisemblance, les juges en charge de ces dossiers devraient également laisser leur place à un ou des juges spécialement affectés aux affaires militaires, comme cela se passe déjà dans les chambres spécialisées du TGI de chaque cour d'appel gérant les affaires militaires survenues sur le sol hexagonal.
Nul doute qu'encore une fois de nombreux dossiers seront différés, comme ceux concernant les soldats tués en Afghanistan ou encore ceux du Rwanda ou de la force Licorne en Côte d'Ivoire.
L'affaire du crash du Sinaï, que le juge Frédéric Digne a en charge, n'échappera pas à la règle.
Merci à M° Rappaport de m'avoir communiqué l'article du Monde paru le 15 avril dernier annonçant ce transfert pour lequel il est précisé qu'il n'y a ni locaux, ni budget.
Crash du Rafale, 6 décembre 2007
Les éléments de l'enquête ne permettent pas de confirmer la désorientation spatiale.
La Chambre d'Instruction de la Cour d'Appel de Limoges ne retient pas la désorientation spatiale comme étant la cause de l'accident du Rafale survenu le 6 décembre 2007 au-dessus de la Corrèze.
C'est pourtant ce qui avait été retenu comme cause très probable, le lendemain même du crash, avant même que toute expertise soit effectuée, par les responsables de l'Armée de l'Air.
C'est également la conclusion du rapport du BEAD-Air que vous pouvez consulter à l'adresse suivante:
puis télécharger le rapport public BEAD-air-A-2007-023-A.pdf que vous trouverez dans la colonne des rapports 2007.
Vous pouvez également lire le commentaire de Sylviane Moriuser, la mère de "Bouba", sous l'article : Crash du Rafale
Crash d'un Mirage 2000
Un Mirage 2000N s'est écrasé mardi soir au-dessus du département de la Creuse lors d'un vol d'entraînement. Basé à Luxeuil au sein de l'escadron 2/4 Lafayette, l'avion avait à son bord le pilote et son navigateur. Tout laisse à penser que les deux hommes n'ont pu s'éjecter, des restes humains ayant été retrouvés aux abords de l'épave.
Ce soir mes pensées vont, fraternellement, vers leurs familles.
Il n'y a rien d'autre à dire.
Patrouille Victor
Crash entre deux Mirage : un officier mis en examen
REIMS (Marne). Hier, le juge Pierre Creton a procédé à la première mise en examen d'une longue série parmi les officiers supérieurs de la BA 112 ayant joué un rôle dans l'encadrement et le suivi de la patrouille Voltige Victor dont les deux pilotes avaient trouvé la mort lors d'une collision en mars 2003, au nord de Reims.
Le commandant Razafimaharo, responsable du bureau sécurité des vols, est poursuivi pour homicide involontaire, conformément au souhait de la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Reims qui avait désavoué le juge et balayé son ordonnance de non-lieu en décembre 2008.
6 mai 2010
Ce jeudi 6 mai avait lieu, devant la stèle, une cérémonie du souvenir célébrée à l'initiative des pilotes et mécanos du "Ventoux" en hommage à leurs camarades disparus dans le Sinaï. Grâce leur en soit rendue.
Les distances et le milieu de semaine n'ont pas permis à toutes les familles d'assister à cette commémoration, mais celles qui étaient là les avaient présents dans leur cœur et les y associèrent fraternellement.
Si le nouveau commandant de la base de Mont de Marsan ne fut pas avec nous, son prédécesseur, le colonel Carré adressa au lieutenant-colonel Dubois un message de sympathie qu'il nous a transmis.
Très vraisemblablement une ultime cérémonie aura encore lieu l'an prochain, puis l'escadron s'envolera pour Creil. Qu'en sera-t-il ensuite? Nul ne le sait, la stèle restant sur la base, soit à son emplacement actuel —ce qui a la préférence de beaucoup— soit devant l'espace Rozanoff. Nous verrons bien, mais je pense qu'il nous sera toujours possible d'y aller déposer quelques fleurs; du moins nous le souhaitons, nous l'espérons.
Ci-dessous quelques photos de l'événement, mais auparavant je tiens à remercier sincèrement les mécanos de l'escadron pour la parfaite organisation de cette journée.
Article Sud-Ouest
JUSTICE. Le crash avait fait neuf morts en 2007. Cinq familles de victimes portent plainte contre l'armée de l'air
Crash du Sinaï : « Nous voulons la vérité »
La stèle à la mémoire des victimes du crash du Sinaï. (photo dr)
Pas de boîte noire. Quand le bimoteur de la base aérienne 118 de Mont-de-Marsan s'est écrasé dans le Sinaï égyptien le 6 mai 2007, provoquant la mort de neuf militaires, il n'a pas été possible de déterminer avec certitude les causes de l'accident. Il volait très bas, ce qui correspondait à sa mission de surveillance du respect des accords de paix.
Un appel de détresse aurait alors été capté par un militaire de la base d'el-Gorah, en Égypte, indiquant une panne à bord de l'appareil et un nécessaire atterrissage d'urgence. Et ce, juste avant que le crash survienne. L'avion a percuté un camion avant de finir sa chute dans le flanc d'une montagne. Il n'y eut aucun survivant. Quant à l'appel radio, il n'aurait pas été enregistré.
« Lors des funérailles à Mont-de-Marsan, le 19 juin, alors que j'étais encore tout à ma souffrance, que je ne demandais rien et que je n'envisageais pas du tout une action en justice, un gradé est venu me voir pour me dire qu'il n'y avait jamais eu d'appel de détresse. Pourquoi m'a-t-il dit cela ? Le général Puget me l'a répété quelques jours plus tard à la base de Cognac », raconte Patrick Pike, père de l'une des neuf victimes du crash, qui réside à Annepont en Charente-Maritime.
Il ne comprend pas pourquoi, avant même que l'enquête sur les circonstances de l'accident ait débuté, la hiérarchie militaire pointait déjà l'erreur humaine plutôt que la défaillance technique.
3 000 heures de vol
L'enquête a duré un an. « Et l'on nous a avertis, après inspection des effets personnels des victimes, que l'accident était bien dû à un facteur humain. Et que c'était donc mon fils le responsable. »
Car Guillaume Pike, 33 ans, 3 000 heures de vol, copilote, était aux commandes de l'appareil, un Twin Otter, au moment du crash. Il se trouvait à gauche du commandant de bord Laurence Briançon-Forest (1).
« Il y a trop de zones d'ombre dans cette affaire. Nous voulons connaître la vérité. On ne peut absolument pas laisser sous-entendre qu'il y eu défaillance humaine, laisser accuser mon fils sans réagir », explique Patrick Pike qui a donc décidé de porter plainte contre l'armée de l'air.
Portée par Me Roland Rappaport, avocat parisien grand spécialiste des accidents d'avion, cette plainte individuelle a reçu le renfort de celles des familles de Julien Flego, Hervé Bouffenie, Yann Poilly et Laurent Pottier qui ont également perdu la vie dans le crash et étaient tous militaires à la base aérienne de Mont-de-Marsan.
Se trouvait également à bord de l'appareil le Pontois Dominique Durand, de la base aérienne de Cognac, qui était affecté au ravitaillement technique, un Parisien, Dominique Grau, et un jeune Canadien, Benoît Chevalier.
La conviction de Patrick Pike, c'est qu'il y a bien eu un mayday (2) comme cela avait été signalé dans les heures qui ont suivi l'accident.
Après avoir été classé par le procureur auprès du tribunal aux armées de Paris, le dossier est donc ouvert à nouveau à la suite des plaintes des cinq familles. Il est sur le bureau du juge d'instruction.
(1) Sur le Twin Otter, c'est toujours le copilote qui est aux commandes.
(2) Message de détresse.
Auteur : thomas brosset
t.brosset@sudouest.com
Plainte - crash du Sinaï
La plainte auprès du TAP est déposée depuis quelque temps déjà. Les dernières nouvelles font état d'un dossier pratiquement bouclé. La juge en charge du dossier est dans l'attente d'une réponse de l'une des parties. Ce qui ne saurait tarder.
Après les différentes plaintes que des familles de militaires ont déposé ces temps derniers, la nôtre vient s'ajouter aux questionnements que suscitent la façon d'agir de l'Armée, qu'elle soit de Terre ou de l'Air, car nous sommes tous en droit d'obtenir des réponses cohérentes de la part d'une Institution qui revendique, sans trop la pratiquer, la franchise.
La bataille ne fait que commencer.










